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La clarinette, une grande famille ! Tour d’horizon…

Quand on pense à la clarinette, on imagine souvent un unique instrument, celui qu’on entend dans les orchestres symphoniques ou les groupes de jazz.

Mais savez-vous qu’il existe en réalité de nombreuses clarinettes différentes, de tailles, de tonalités et de timbres variés ? Vous me direz : si vous êtes ici, c’est que la réponse est oui !

Des minuscules clarinettes sopranino aux impressionnantes clarinettes contrebasse, en passant par les modèles de clarinette anciens et les variantes traditionnelles, la famille des clarinettes offre une incroyable palette sonore et expressive. Chaque membre de cette famille a ses caractéristiques propres, son répertoire, ses possibilités techniques et musicales.

Cette diversité s’est construite au fil des siècles. Au gré des évolutions de la facture instrumentale et des besoins des compositeurs et des interprètes, la clarinette s’est déclinée en une multitude de variantes, explorant toutes les tessitures et toutes les couleurs.

Dans cet article, nous vous proposons un voyage au cœur de cette grande famille pour vous aider à choisir la clarinette qui vous correspond.

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La famille des clarinettes sopranino

Commençons notre exploration par les plus petits membres de la famille des clarinettes : les clarinettes sopranino.

Comme leur nom l’indique, ces clarinettes ont une tessiture très aiguë, encore plus haute que celle de la clarinette soprano. Elles apportent une touche de brillance et de vivacité dans l’aigu de l’orchestre.

La petite clarinette en Mi bémol

La plus connue des clarinettes sopranino est la petite clarinette en Mi bémol.

C’est un instrument miniature, qui mesure environ 30 cm de long (contre 60 cm pour une clarinette soprano). Malgré sa petite taille, elle produit un son étonnamment puissant et perçant.

La clarinette en Mi bémol est accordée une quarte au-dessus de la clarinette en Si bémol. Elle est notée en clé de Sol, mais sonne deux octaves et une tierce majeure plus haut que la note écrite. Son ambitus va du Mi3 écrit (donc du Sol#5 réel) jusqu’au Do6 écrit (Mi8 réel), voire plus haut pour les virtuoses.

clarinette mi bemol

On trouve la clarinette en Mi bémol principalement dans les orchestres symphoniques et à vent, où elle est utilisée pour doubler les autres clarinettes dans l’aigu ou pour jouer des traits solistes brillants.

Elle est notamment requise dans des œuvres comme la « Symphonie Fantastique » de Berlioz, la « Symphonie n°1 » de Mahler ou « L’Oiseau de Feu » de Stravinsky.

La clarinette en Mi bémol demande une grande maîtrise technique, en raison de sa tessiture aiguë et de son faible diamètre qui laisse peu de place aux doigts. Elle nécessite aussi un contrôle précis de l’intonation et de la justesse, car les moindres défauts sont amplifiés dans l’aigu.

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La clarinette en Ré

Encore plus rare que la clarinette en Mi bémol, la clarinette en Ré est également une clarinette sopranino. Comme son nom l’indique, elle est accordée en Ré, une seconde majeure au-dessus de la clarinette en Ut. Elle sonne donc une octave et une seconde majeure au-dessus de la note écrite.

La clarinette en Ré a été très peu utilisée dans le répertoire classique et romantique. On la trouve surtout dans des œuvres du XXe siècle, comme « Threni » de Stravinsky ou « Carré » de Stockhausen, qui exploitent son timbre cristallin et son agilité dans l’extrême aigu.

clarinette en re

Mais c’est surtout dans les orchestres d’harmonie et les ensembles de clarinettes que la clarinette en Ré trouve sa place. Son brillant et son mordant apportent du relief et de l’éclat dans les tutti et les passages virtuoses. Elle permet aussi de jouer des transcriptions de pièces pour piccolo ou pour violon dans leur tonalité originale.

Techniquement, la clarinette en Ré est encore plus délicate à jouer que la clarinette en Mi bémol, en raison de sa taille minuscule et de sa tessiture extrême. Elle requiert un embouchure très précise, un souffle soutenu et une grande vélocité des doigts.

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Les clarinettes sopranino sont de vraies acrobates de l’aigu ! Si vous êtes tenté par ces tessitures vertigineuses, armez-vous de patience et de rigueur. Travaillez la justesse et le contrôle du souffle, cruciaux dans ce registre. Et choyez les anches de votre clarinette : un bec bien ajusté sera votre meilleur allié pour dompter ces petites rebelles !

La famille des clarinettes sopranos

Venons-en maintenant au cœur de la famille des clarinettes : les clarinettes sopranos.

Ce sont les clarinettes les plus courantes et les plus utilisées, celles qu’on entend dans tous les orchestres et toutes les formations. Elles ont une tessiture moyenne, ni trop aiguë ni trop grave, qui leur permet d’aborder tous les répertoires.

La clarinette en Si bémol

La star incontestée de la famille, c’est bien sûr la clarinette en Si bémol. ⭐

C’est l’instrument de référence des clarinettistes, celui sur lequel on apprend à jouer et celui qu’on retrouve dans la plupart des partitions.

La clarinette en Si bémol mesure environ 60 cm de long. Elle est accordée un ton en dessous de la clarinette en Ut, ce qui la rend plus facile à jouer dans les tonalités à bémols (Fa, Si bémol, Mi bémol…).

Elle est notée en clé de Sol, mais sonne un ton plus bas que la note écrite. Son ambitus va du Mi2 écrit (donc du Ré2 réel) jusqu’au Do6 écrit (Si bémol 5 réel) voire au-delà.

clarinette prix

La clarinette en Si bémol a un son rond, chaleureux et moelleux dans le grave, qui devient plus brillant et plus incisif dans l’aigu. Elle peut jouer dans toutes les nuances, du pianissimo le plus doux au fortissimo le plus éclatant. Elle est capable d’une grande vélocité et d’une grande agilité dans les traits rapides.

C’est l’instrument roi du répertoire clarinettistique, celui pour lequel les plus grands compositeurs ont écrit. De Mozart à Brahms en passant par Weber, Spohr ou Debussy, les chefs-d’œuvre ne manquent pas pour la clarinette en Si bémol. On peut citer les concertos de Mozart, Weber ou Nielsen, les sonates de Brahms ou Poulenc, le quintette de Brahms, les « Rhapsodies » de Debussy…

Dans l’orchestre symphonique, la clarinette en Si bémol joue un rôle central. Elle dialogue avec les autres instruments, apporte sa couleur unique dans les tutti, expose des mélodies chantantes et virtuoses. Elle est souvent associée au hautbois et au basson, ses « cousins » de la famille des bois.

Dans la musique de chambre, la clarinette en Si bémol trouve aussi de merveilleux partenaires. Avec le piano, le violon, l’alto ou le violoncelle, elle forme des duos, des trios ou des quatuors qui explorent toute la richesse de son timbre et de son phrasé.

La clarinette en La

Juste à côté de la clarinette en Si bémol, on trouve sa grande sœur : la clarinette en La. Accordée un demi-ton plus bas que la clarinette en Si bémol, elle est souvent utilisée en complément ou en alternance avec elle.

Extérieurement, la clarinette en La est très similaire à la clarinette en Si bémol. Seule sa couleur légèrement plus foncée (due au bois de grenadille) la distingue. Mais c’est surtout par sa sonorité qu’elle se démarque : plus sombre, plus chaude, plus « veloutée » que celle de la clarinette en Si bémol.

Cette différence de timbre s’explique par la longueur du tube (66 cm au lieu de 60) et par le diamètre légèrement plus large de l’instrument. La clarinette en La a ainsi un son plus « plein », plus « rond », particulièrement dans le chalumeau et le médium.

C’est cette couleur particulière qui a séduit de nombreux compositeurs, notamment à l’époque classique et romantique. Mozart, Brahms, Schumann, Mendelssohn ont souvent préféré la clarinette en La pour ses qualités expressives et sa fusion idéale avec les cordes.

Ainsi, le sublime concerto pour clarinette de Mozart (KV 622) ou le quintette de Brahms opus 115 sont écrits pour clarinette en La. De même, dans la symphonie, des œuvres comme la 6ème de Beethoven, la 4ème de Brahms ou la 5ème de Mahler requièrent cet instrument.

Pour les clarinettistes, jouer de la clarinette en La demande une petite adaptation. Les doigtés sont les mêmes qu’en Si bémol, mais ils produisent des notes un demi-ton plus bas. Il faut donc « transposer » mentalement la partition, en lisant un ton au-dessus de ce qui est écrit.

Cette gymnastique mentale peut sembler complexe, mais elle devient vite naturelle pour les clarinettistes confirmés. C’est le prix à payer pour accéder à la splendeur du répertoire pour clarinette en La !

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Clarinettistes, ne négligez pas l’apprentissage de la clarinette en La ! Même si elle est moins utilisée que la Si bémol, sa couleur sombre et veloutée apporte une nouvelle dimension expressive. Alors osez la transposition, explorez le répertoire classique et romantique. C’est en variant les plaisirs qu’on progresse et qu’on s’épanouit !

Les autres clarinettes sopranos (en Ut, en Sol)

D’autres clarinettes sopranos existent, même si elles sont beaucoup plus rares que les clarinettes en Si bémol et en La. C’est le cas notamment des clarinettes en Ut et en Sol.

La clarinette en Ut est accordée un ton au-dessus de la clarinette en Si bémol. Son ambitus va donc du Ré3 écrit (Ré3 réel) au Si5 écrit (Si5 réel). Elle est très proche de la clarinette en Si bémol par sa facture et sa technique de jeu.

Cependant, la clarinette en Ut a été peu utilisée par les compositeurs, qui lui ont préféré la clarinette en Si bémol pour sa sonorité plus riche et sa meilleure justesse. On trouve quelques parties de clarinette en Ut dans des œuvres de Haydn, Mozart ou Beethoven, mais elles sont souvent jouées sur des clarinettes en Si bémol par les interprètes modernes.

clarinette en sol

La clarinette en Sol, quant à elle, est accordée une quarte au-dessus de la clarinette en Ut. C’est donc une clarinette « sopranino », qui se rapproche par sa taille et sa tessiture de la clarinette en Mi bémol.

Comme cette dernière, la clarinette en Sol est principalement utilisée dans les orchestres d’harmonie, pour jouer des traits brillants dans l’aigu. Elle est notamment requise dans des transcriptions d’œuvres classiques comme les ouvertures de Rossini ou les valses de Strauss.

Mais on trouve aussi quelques parties de clarinette en Sol dans le répertoire orchestral, comme chez Berlioz (« Symphonie Fantastique »), Mahler (« Symphonie n°1 ») ou Strauss (« Till Eulenspiegel »). Son timbre clair et perçant apporte une couleur particulière dans les tutti.

Voilà qui clôt notre tour d’horizon des clarinettes sopranos, ces instruments « standard » qui forment le cœur de la famille des clarinettes. Mais notre voyage ne s’arrête pas là ! Dans la suite de cet article, nous explorerons les tessitures plus graves et plus rares des clarinettes alto, basse et contrebasse.

La famille des clarinettes alto et basse

Après les clarinettes sopranos, place aux tessitures plus graves de la famille : les clarinettes alto et basse. Ces grandes clarinettes apportent une profondeur et une ampleur nouvelles à la palette sonore de l’instrument.

La clarinette alto ou cor de basset

Commençons par la clarinette alto, aussi appelée cor de basset. Cet instrument, accordé en Fa, sonne une quinte plus bas que la clarinette en Ut. Son ambitus va donc du La2 écrit (Ré2 réel) jusqu’au Fa5 écrit (Si bémol 4 réel).

Le cor de basset se distingue par son pavillon incurvé et son bocal en métal, qui lui donnent une allure élégante et singulière. Mais c’est surtout sa sonorité qui le caractérise : ronde, chaude, légèrement voilée dans le grave, lumineuse dans l’aigu.

cor de basset

Ce timbre particulier a séduit Mozart, qui a écrit pour le cor de basset certaines de ses plus belles pages. Ses « Divertimenti » pour trio de basset (KV 439b) explorent toute la richesse expressive de l’instrument, tandis que son « Requiem » lui confie des interventions poignantes (écoutez le tout début de l’Introitus).

Jouer du cor de basset demande une grande maîtrise technique, en raison de la longueur de l’instrument et de la résistance du souffle qu’il exige. Mais c’est aussi un bonheur pour le clarinettiste, qui peut déployer toute sa sensibilité musicale dans ce registre chaud et enveloppant.

La clarinette basse

Un cran plus bas encore que le cor de basset, on trouve la clarinette basse. Accordée en Si bémol, elle sonne une octave plus grave que la clarinette soprano en Si bémol. Son ambitus va du Mi1 (mi1 réel) jusqu’au Sol4 (fa4 réel), voire plus haut pour les virtuoses.

La clarinette basse est un instrument imposant, qui mesure plus d’un mètre de long. Pour en jouer, le clarinettiste doit la tenir verticalement, le pavillon reposant sur le sol ou sur un support spécial. Les clés et le système de trille sont adaptés à cette position particulière.

clarinette basse

Le son de la clarinette basse est profond, velouté, presque caverneux dans l’extrême grave. Mais il peut aussi être très expressif et chantant dans le médium et l’aigu. La clarinette basse a une personnalité sonore unique, qui la distingue de tous les autres instruments.

C’est cette personnalité qui a inspiré de nombreux compositeurs, à commencer par Wagner. Dans ses opéras, la clarinette basse apporte une touche sombre et mystérieuse, notamment dans « Tristan et Isolde » ou « Parsifal ». Strauss, Mahler, Ravel ou Stravinsky ont aussi écrit des parties remarquables pour l’instrument.

Mais c’est surtout au XXe siècle que la clarinette basse a pris son envol, avec l’essor de son répertoire soliste. Des compositeurs comme Othmar Schoeck, Josef Horák ou Isang Yun ont écrit pour elle des concertos, des sonates et des pièces de caractère qui explorent toute sa richesse expressive.

Dans l’orchestre, la clarinette basse joue souvent un rôle de soutien harmonique et rythmique. Mais elle peut aussi avoir des interventions solistes, comme dans « L’Oiseau de Feu » de Stravinsky, « La Valse » de Ravel ou « Ein Heldenleben » de Strauss.

Jouer de la clarinette basse demande une grande endurance physique et un souffle puissant, en raison de la taille de l’instrument et de la résistance de l’anche. Mais c’est aussi un plaisir intense, celui de faire chanter cette voix grave et profonde qui semble venir du fond des âges.

La clarinette contrebasse

Terminons ce panorama des clarinettes graves avec la clarinette contrebasse, le géant de la famille. Accordée une octave en dessous de la clarinette basse (donc deux octaves en dessous de la clarinette soprano), elle explore les tréfonds de la tessiture.

La clarinette contrebasse est un instrument très rare, qu’on ne trouve que dans les très grands orchestres symphoniques.

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Jouer des grandes clarinettes, c’est aussi une affaire de posture et d’ergonomie. Avec un instrument lourd et encombrant, il est crucial d’adopter une position stable et détendue. Pensez à bien ancrer vos pieds au sol, à garder le dos droit et les épaules relâchées. Et n’hésitez pas à utiliser une sangle ou un support pour soulager vos bras !

Les clarinettes anciennes et traditionnelles

Notre voyage dans la famille des clarinettes ne serait pas complet sans un détour par les clarinettes anciennes et traditionnelles. Ces instruments, issus d’autres époques ou d’autres cultures, témoignent de la richesse et de la diversité de l’univers clarinettistique.

Les clarinettes historiques

Avant d’aboutir à sa forme moderne, la clarinette a connu de nombreuses évolutions au cours des siècles. Les clarinettes historiques nous permettent de redécouvrir ces étapes oubliées.

chalumeau clarinette

Le chalumeau, ancêtre de la clarinette apparu au début du XVIIIe siècle, est un instrument à anche simple qui possède une tessiture limitée (une octave environ). Son timbre doux et pastoral a inspiré de nombreux compositeurs baroques, comme Vivaldi ou Telemann.

clarinette amour

Au milieu du XVIIIe siècle apparaît la clarinette d’amour, accordée en La bémol. Avec sa perce étroite et son pavillon en forme de poire, elle produit un son étoffé et mélancolique. Mozart l’utilise notamment dans son opéra « Idomeneo ».

À la fin du XVIIIe siècle, le facteur Iwan Müller met au point la clarinette omnitonique, pourvue de 13 clés et d’anneaux mobiles. C’est la première clarinette chromatique, capable de jouer dans tous les tons avec justesse et homogénéité. Elle ouvre la voie à la clarinette moderne.

Aujourd’hui, ces clarinettes historiques connaissent un regain d’intérêt, dans le sillage du mouvement de restitution des instruments anciens. Des interprètes spécialisés les utilisent pour jouer le répertoire baroque et classique dans des conditions authentiques.

Les clarinettes traditionnelles

Outre les clarinettes historiques, il existe dans le monde de nombreuses clarinettes traditionnelles, liées à des cultures et des répertoires spécifiques. En voici quelques exemples :

  • La clarinette klezmer est utilisée dans la musique juive d’Europe de l’Est. Avec son pavillon évasé et ses ornementations caractéristiques (glissandi, trémolos, vibratos), elle produit un son plaintif et nostalgique, qui évoque la voix humaine.
  • Le tárogató est une clarinette à pavillon de bois utilisée en Hongrie et en Roumanie. Avec sa perce conique et son anche double, il produit un son puissant et rauque, idéal pour les mélodies et les danses populaires.
  • En Bulgarie, en Macédoine et en Turquie, on trouve diverses clarinettes en bois (kaval, gajda, zurna) utilisées dans la musique traditionnelle des Balkans. Elles se caractérisent par leur perce étroite, leur anche double et leur son perçant et nasillard.

Les clarinettes extra-européennes

Au-delà de l’Europe, de nombreuses cultures ont développé leurs propres instruments apparentés à la clarinette. C’est le cas en Afrique du Nord, avec le ghaïta maghrébin ou l’arghoul égyptien, qui combinent une clarinette et un bourdon.

En Asie, on trouve des clarinettes à anche double dans de nombreux pays : le bawu en Chine, le hichiriki au Japon, le pi nai en Thaïlande…Ces instruments, souvent en bambou, produisent des sons nasillards et éthérés, typiques des musiques orientales.

En Amérique du Sud enfin, des clarinettes rustiques comme le pito ou le juju sont utilisées dans les musiques andines et amazoniennes. Fabriquées en roseau ou en bois, elles accompagnent les chants et les danses rituelles.

Ces clarinettes traditionnelles et extra-européennes témoignent de l’universalité du principe clarinettistique : un tuyau vibrant excité par une anche. Mais elles montrent aussi la diversité infinie des formes, des matériaux et des esthétiques sonores que ce principe peut engendrer.

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Photo de Jordane Feuillet

Article proposé par Jordane FEUILLET

Pianiste depuis l'âge de 8 ans et passionné de musique, Jordane FEUILLET chante aujourd'hui dans plusieurs chœurs, où il continue de perfectionner sa voix de ténor. Curieux et amoureux du répertoire classique, il partage avec enthousiasme ses conseils pour accompagner les musiciens débutants et passionnés dans leur apprentissage.

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